Nouvelle Saline

La neige est chose du passé, mais malgré tout elle est très bien entassée à l’intérieur de la mémoire de plusieurs avec un goût très prononcé de ne pas la revoir de sitôt.  Dans la forêt, par contre on assiste au cycle de la vie. Le splendide spectacle des arbres et de la flore qui se régénèrent nous

 

le témoigne par toute une palette de fraîcheurs colorées. Un tapis de petites pousses au sol comme des millions de feuilles qui se laissent guider vers le ciel par la chaude lumière, nous indique bien que la nature se prépare aux mille et une joies de l’été.  Le cycle recommence pour faire place aux parfums et aux couleurs estivales. Pendant ce temps plusieurs chasseurs sortent de leur hivernation et d’aucuns

se mettent à la pêche pour passer le temps pendant que plusieurs autres, marcheurs, baladeurs envahissent les forêts pour y découvrir les trésors laissés par le mode hivernal.  Ce moment de l’année est toutefois magique car il est en fait le début d’un sentiment grandissant qui atteindra son paroxysme à l’ouverture de la saison de chasse.  Pour une grande majorité de gens des bois, c’est le début de la

 

quête qui commence, la grande préparation qui se fait méticuleusement avec passion, un peu comme à l’exemple du panache du chevreuil qui croîtra avec le temps jusqu’au plus beaux de ses jours, qui est pour nous bien sûr, celui de l’ouverture.

 

 

 



Chasseurs à vos ¨paquetons¨!  Nous commençons une nouvelle quête dans laquelle vous devez apporter dans votre sac à dos, du sel (à marinades ou peu importe), une bouteille de « booster », un sac de minéraux, du « power lunch » et surtout, la chose la plus importante, un sens de l’observation hors du commun.  Préparez-vous, on s’en va chercher un nouveau ¨spot¨ de chasse.

 

Une fois tous les ingrédients rassemblés, nous partons à la recherche d’indices laissés par les saisons passées avec lesquelles nous pourrions découvrir un secteur de chasse propice à la présence de gros 10 pointes. 


 

 


Pour ce faire, il faut y aller habilement en prenant bien soin de repérer les indices de la présence des gros spécimens.  La méthode est fort simple et unique en son genre, il suffit d’enfiler une bonne paire de bottes et de marcher notre secteur de long en large en tentant d’identifier les anciennes lignes de frottages laissées par les gros « bucks » l’automne passé.  Il faut se rappeler que les chevreuils vont délimiter leur territoire lors de l’accouplement, en frottant de leur panache les arbres, de façon à laisser une frontière très visible pour marquer leur présence.

.  Les chevreuils ont tendance, on le sait, à garder le même territoire année après année. Et un peu comme pour leur panache, ils vont l’agrandir. C’est donc ces lignes de frottages qui sont à l’honneur dans notre recherche d’indices printaniers.  Pour être sûr qu’il s’agit de ces lignes en questions, vous remarquerez que la zone qui est frottée sur les arbres est toujours à la même hauteur,  ainsi que du même côté de l’arbre. 

Lorsque vous découvrirez ce genre de ligne sur votre territoire de chasse, vous verrez qu’elle va courber dans un sens et si vous êtes patient vous pourrez marcher le territoire complet du propriétaire de ces frottages. Il faudra se rappeler, une fois l’automne venu, que le côté de l’arbre frotté indique la limite du territoire et que le chevreuil se trouve à l’intérieur de cette frontière.

Vous n’aurez qu’à vous introduire à l’intérieur de son territoire en essayant de vous faire passer pour un chevreuil mâle qui veut agrandir son secteur de reproduction.

Une fois que nous avons découvert un secteur qui est délimité par des frottages, il nous est plus facile de dresser un portrait des allées et venues des chevreuils.   L’étape suivante consiste à repérer les points d’eau, les zones où le bois est beaucoup plus dense, ainsi que les champs nourriciers. 


 

 


 

 

PAGE PRÉCÉDENTE

 

 

 
 

ACCUEIL