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En arrivant à la plate-forme nous avons fait la connaissance d’un personnage haut en couleur, il s’agissait de monsieur Michel Pinard, le père de Charles qui serait notre guide pour notre séjour à la pourvoirie. Une fois traversés de l’autre côté, nous avons rechargé notre bagage dans les camions de la pourvoirie, pour découvrir que nous n’étions pas encore arrivé au havre de paix. Sur une route presque labourée de pistes d’orignaux, où nous croisâmes perdrix, porc-épic et tétras des savanes, nous avancions à la découverte d’un magnifique coin de pays et ce au son d’histoires croustillantes et de récits de toutes sortes de notre conducteur Michel.
Surprise, nous arrivâmes à un havre de paix où miroitait un lac splendide entouré de montagnes vertes où était construit à leurs pieds, des petits chalets en bois rond, seuls témoins muets d’une épopée rarissime qui est appelée à disparaître avec la modernité. Aussitôt débarqués, nous n’avions qu’une seule idée en tête, jeter une ligne à l’eau dans ce magnifique décor qui nous semblait vierge et très appétissant. Pour la première pêche nous avons été à un petit lac non loin du camp pour taquiner les ombles indigènes. Après une petite pêche à la truite timide, qui daignait mordre, nous sommes revenus au camp pour un repas de ragoût à l’orignal préparé avec soin par notre chef gastronomique, Michel Pinard. Après avoir élaboré notre plan du lendemain, nous nous sommes retirés dans nos quartiers pour se laisser aller dans les bras de Morphée après cette exténuante journée.
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