Le jour se lève avec un air nouveau, un air qu’on attend un an durant. Toute une année d’attente pour ce jour qui est à mon avis le plus beau jour du monde, le Noël des petits enfants, l’ouverture de la chasse à l’arc à l’orignal. Quel moment, quel jouissance de se lever, de prendre son café en scrutant l’horizon, en regardant le jour qui tarde à se lever, et en se questionnant sur ce que la forêt va nous offrir en sacrifice pour nous nourrir tout au long de l’année ! Toute une année d’attente pour cette seule petite semaine qui gonfle à chaque fois nos souvenirs d’histoires de chasses à toutes les sauces du monde, qui seront assurément partagées avec d’autres comme nous, chasseurs rêveurs d’orignal. Après un copieux petit-déjeuner de chasseur marqué de stratégies de la journée, c’est l’étape de l’habillement traditionnel avec tout le rituel qui entoure ces moments haut en couleur. Certains le feront en riant, d’autres en silence, nous c’est en nous motivant au son de la douce mélodie de The Clansman d’Iron Maiden, que nos derniers préparatifs se déroulent avant le déploiement de l’équipe au cœur de ce havre de paix. Mais avant de lâcher une petite plainte de femelle en chaleur au beau milieu de ce paradis qui se réveille à peine, voici les dessous des préparatifs qui nous amèneront jusqu’au jour J.
Comme à chaque année, le jour « de l’avant », c'est-à-dire le vendredi, est un moment unique en son genre où l’émotion est palpable par tout mon entourage. Les derniers préparatifs qui n’en finissent plus, en plus de l’énervement qui ne cesse de grandir avec ce qui me semble être interminable, puis enfin on part, en route pour aller découvrir les indices qu’ont laissés les orignaux. La journée du vendredi est totalement réservée à la préparation du territoire et c’est une des raisons pour lesquelles je suis si impatient d’arriver à mon site de chasse.
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