Le changement, un véritable enjeu stratégique !

 

La chasse et la pêche au Québec ont connu toutes sortes de péripéties au cours des dernières années. De nombreux changements se sont produits en ces domaines. Mais si l’on prend la température de nos deux sports favoris, peut-on penser qu’ils sont en bonne santé?

Les plus vieux se rappellent sans doute les premiers soubresauts de cette révolution que l’on a dite Tranquille, qui a en quelque sorte démocratisé la chasse et la pêche sur le territoire québécois, en procédant au ¨déclubage¨des zones de chasse et pêche. On ouvrait ainsi enfin les portes des bois à un plus large éventail de la population, du moins l’intention y était.  Nous avons aussi depuis développé l’un des plus beaux réseaux routiers forestiers au monde ainsi qu’une très belle brochette de Parcs, de Zecs et de pourvoiries.  Mais en fait, quand on parle d’accessibilité, a-t-on ouvert les portes ou le guichet? On se plaît à rêver du temps des débuts de la colonie française où on prélevait le gibier et le poisson qu’on voulait et où on voulait sans problèmes.  Il y en avait à profusion.  Maintenant il n`y a pour avoir accès à certains endroits merveilleux, que l’hydravion pour satisfaire le désir de ceux seulement qui en ont les moyens.

 

Qui se rappelle aussi du temps où on pouvait acheter un permis au p’tit gibier pour 4,25$, et un permis de possession de nos armes à feu à 10,00$, valide pour quelques années au moins?  Les temps ont bien changé, et tous savent aujourd’hui combien ça coûte.  Bien sûr un ministre a gelé le coût de nos permis pour un bout de temps, mais pourquoi tout cet argent en permis, et où va-t-il?

Nous avons vu apparaître également les lois C-68, et prochainement plus sévère encore, la loi C-17.  Des dérapages en ces affaires de plus de 2 milliards,  et personne ne demande encore publiquement où est allé cet argent, même si on a reçu un petit 60$ dernièrement. 

On connaît aussi la mauvaise réputation de la chasse dans les médias par la chasse au phoque, à l’ours pour les vésicules biliaires, par les nombreux et violents incidents conjugaux et familiaux sans compter, les cas Fabrikant, Polytechnique et Dawson,  tous des minis onze septembre qui grugent notre réputation et affublent les sportifs des pires intentions criminelles. 

Par contre d’autres font valoir le côté bénéfique d’une population de chasseurs pour contrôler certaines espèces, comme l’oie blanche par exemple, qui trop nombreuses nuisent aux récoltes (comme le chevreuil dans certaines

 

 

 

régions).  Les chasseurs deviennent utiles tout à coup et on oublie leur soi-disante violence.  On augmente même le nombre de leurs permis d’abattage, tout en prenant soin bien sûr de plaire aussi aux fermiers en leur en donnant aussi, même s’ils ne chassent pas.  Mais d’autre part qui s’inquiète réellement de redonner la vivacité au cours d’eau.  Malgré de frileux efforts, qu’est-ce qu’on vise localement, si la tendance mondiale est plus d’acheter le permis de polluer des pays pauvres que de réellement assurer un environnement sain?

 

Parlant du braconnage, certains se sont frottés à la sévérité de la loi, celle-ci qui s’avère parfois plus sévère à l’endroit des criminels de la chasse et de la pêche qu’à l’endroit de ceux qui commettent des homicides.  Mais on se demande les véritables intentions de ceux qui gouvernent une industrie qui rapportent des milliards de $ à l’économie du «pays».  Car curieusement on a diminué le nombre d’agents de conservation de la faune sur le terrain, fermé leur poste dans certaines régions, au point où certaines gens sans scrupules attentent à la vie des agents en plein ciel. Peut-être vise-t-on également à laisser vider les territoires libres pour tranquillement rendre la clientèle captive à gros prix dans les pourvoiries et les parcs???

On ne compte plus non plus l’élasticité des périodes de chasse qui s’allongent ou disparaissent au besoin : fin de la chasse à l’ours à l’automne, fin de la chasse au chevreuil à la poudre noire un vendredi, ouverture à l’orignal à la femelle, au veau et au mâle pour vendre plus de permis, ouverture de la chasse à l’arbalète (tabou du braconnage) dans quelques zones, pour bientôt toutes les zones?

D’autre part selon des statistiques dont on ne connaît jamais la teneur, on argue certains changements.  Les spécialistes nous disent ceci ou cela, et on doit les croire puisqu’ils sont des spécialistes, même si ça semble paradoxal aux  chasseurs et pêcheurs sur le terrain.  Mais nous n’avons aucun mot à dire, même à plus de 10 000 à protester parfois sur la colline parlementaire. 

Franchement c’est le temps d’un vrai changement.  C’est le temps de se prendre en main et d’arrêter de se faire posséder avant qu’il ne reste plus rien en notre possession.  Comme les trappeurs du Québec, il est temps de former une association pour la véritable défense de nos droits et de notre bonne réputation. 

Il est temps de faire l’histoire plutôt que de la subir.

P.S. Éditorialiste

 

 

Chasse aux lièvres


Les appareils nintendos ont pris, on le sait, une place importante dans la vie des jeunes de notre société. Les jeunes ont souvent donc délaissé parrallèment les activités de plein air. C’est une des raisons pour lesquelles chaque chasseur devrait se donner comme devoir d’initier au moins un jeune à la chasse afin de faire en sorte que ceux-ci passent plus de temps en plein air entre autres et que ce si beau sport qui est ici en occurrence la chasse, ne soit jamais délaissé. Les cours de maniement d’armes à feu étant obligatoires pour pratiquer la chasse, seraient aussi une bonne occasion pour éduquer ces nouveaux adeptes à ce loisir si passionnant. Le gouvernement a aussi implanté un programme de permis d’initiation afin de permettre à des adultes qui n’ont pas leur carte de chasseur, de pouvoir goûter à la chasse et d’essayer ce merveilleux loisir. J’ai moi-même eu la chance de profiter de ce nouveau programme. L’occasion s’est présentée lorsque Jean-Simon Pouliot de 3D-Chasse-pêche m’a  fait découvrir sa passion lors d’une chasse aux petits gibiers.

Étant plus jeune, la plupart de mes samedis matins, je les passais dans le bois avec mon ami et son père. Nous récoltions les gibiers pris au piège dans ses collets et nous apportions bien entendu le fusil pour la chasse aux petits gibiers. Aimant le contact avec la nature, j’ai vite attrapé la piqûre du plein air. N’ayant malheureusement jamais eu le temps de prendre mon cours de maniement d’armes à feu, ce n’est qu’à mes vingt ans que j’ai connu ma première vraie expérience de chasse avec mon arme; car auparavant, je n’y étais seulement qu’allé qu’en tant qu’accompagnateur.
C’est par un beau vendredi après-midi que Jean-Simon m’a téléphoné et que nous sommes allés à la chasse sur un territoire que je ne connaissais pas. Après une prospection rapide des lieux par Jean-Simon, nous nous sommes aventurés dans un petit champ entouré d’arbres où le foin était long. C’est en marchant que nous devions apercevoir ce petit gibier rapide qu’est le lièvre qui cherchait toujours à nous semer par la vitesse. Au moment où le gibier arrêtait, c’était à ce moment-là qu’il nous était permis de tirer notre gibier.
J’ai compris entre autres comment il était très important de respecter la bête et de ne pas la tuer seulement pour la tuer. La sensation que j’ai pu ressentir lorsque le gibier s’est pointé était tellement intense et cela malgré le fait que ce n’était qu’un lièvre ( j’imaginais la chasse à l’orignal… ). C’était comme un combat à 1 contre 1, un mouvement, ou un moment d’inattention peut nous faire perdre notre gibier.

Outre la partie de chasse, il y a eu également le fait que prendre de l’air pur nous a permis de relaxer. Il n’y avait aucun bruit, et tout ce que l’on entendait, c’était les quelques branches qui craquaient sous nos pas.

 

Par: Maxim Groleau

 


D’ailleurs y a-t-il un meilleur endroit pour relaxer qu’en pleine nature, je vous le demande ?
Je pensais aussi à tous ceux qui disent que la chasse n’est pas vraiment un sport. C’est qu’ils n’ont probablement jamais été à la chasse aux petits gibiers ou à un autre type de chasse. S’ils y goûtaient justement, peut-être changeraient-ils d’avis. Lors de la chasse aux petits gibiers par exemple, de grandes distances sont parcourues par les chasseurs afin de trouver de bons endroits, où il pourrait y avoir du gibier. De plus les terrains prospectés, ne sont jamais, pour la plupart, faciles d’accès. Il y a souvent beaucoup de branches, de l’eau, une colline à gravir, où des grosses roches à contourner, etc., ce sont là des conditions naturelles que nous rencontrons lors de nos excursions de chasse et qui sont comme des obstacles à franchir. Bien sûr ça rend la partie plus difficile mais en même temps beaucoup plus savoureuse. Ces obstacles naturels nous permettent de fournir un effort physique entre autres et mental aussi bien sûr, bénéfiques à la santé de notre personne. N’est-on pas justement à mettre en marché des jeux vidéos où l’on force les jeunes à bouger, déplorant justement le fait qu’ils ne bougent pas assez? Il y a aussi comme un défi dans cette chasse, dans l’idée de gagner dans notre quête du gibier. Ce qui somme toute vaut bien des heures de nintendos, je peux vous l’assurer.
Alors si des adultes initiaient des enfants à la chasse, cela pourrait donc faire en sorte que les jeunes passeraient peut-être beaucoup moins de temps devant l’écran d’appareils électroniques et qu’ils goûteraient davantage les plaisirs de la vie en plein air en plus de prendre soin réellement de leur santé autant physique que mentale.
C’est pourquoi je crois que tout chasseur se doit de prendre le temps de transmettre sa passion aux autres. Je remercie Jean-Simon Pouliot de m’avoir initié à cette super après-midi d’automne. Ce n’est que le commencement d’une longue et belle aventure pour moi avec la nature.
Bonne chasse !


 

 

Essai : Crankbaits à billes pour plus d’action… la Pêche au son pour plus d'action en eaux turbide et froide 

 

Tout le monde a entendu parlé des fameux "rattlers", ces leurres pour la pêche contenant des billes en acier, tungstène, plastique ou verre. Employés à bon escient, ils permettent de faire la différence lors d’une journée pauvre en activités.

Les poissons sont en mesure de percevoir des sons et des vibrations parfois subtils, et utilisent cette faculté pour détecter leurs proies ou déceler un danger. La plupart sont curieux de nature, en particulier les prédateurs toujours à l'affût d'une opportunité alimentaire. Un bruit insolite attire leur attention, et ils viennent voir quelle en est l'origine. Ce n'est pas pour autant qu'ils vont se jeter à tous les coups sur un leurre bruyant, mais au moins il ne passera pas inaperçu et l'on aura augmenté nos chances.
Telle est du moins la théorie en faveur des systèmes bruiteurs.

Il semble être parfois indispensable de se servir de ces leurres, mais qu'en est-il vraiment dans la réalité ? On affirme qu’effectivement dans certaines circonstances au moins, ils permettent de déclencher l'attaque. D'après nos observations il y a au moins deux situations dans lesquelles on a intérêt à les utiliser : quand on cherche à provoquer une attaque réflexe en jouant sur l'agressivité naturelle des chasseurs, ou quand on veut attirer l'attention d'un prédateur sur notre leurre, notamment dans des conditions de mauvaise visibilité.

Quand les prédateurs ne réagissent pas à nos offrandes, ou encore suivent sans attaquer, il est parfois payant de déclencher une réaction purement agressive. Plutôt que de jouer sur leur appétit, comme on pourrait le faire en misant sur le réalisme de la décoration ou sur une animation naturelle du leurre, il faut alors donner dans l'outrance, saturer les sens du carnassiers pour l'empêcher de "réfléchir" et l'inciter à attaquer par réflexe. On y parvient (pas toujours bien sûr) avec une récupération rapide, une animation exubérante ou des changements de rythme imprévus. Mais le facteur bruit semble également être un vrai plus dans ces situations.



Le fameux Crankbait

Le type de leurre qui se prête le mieux à cet exercice est selon moi le Crankbait (encore que certains leurres de surface ne soient pas mal non plus dans leur genre). Ces leurres ont déjà par nature une nage assez puissante, et beaucoup de modèles contiennent des billes bruiteuses, certains même plus que d'autres (comme les Frenzy de Berkley par exemple). Les meilleurs reviennent cependant aux poissons nageurs sans bavettes (lipless crankbaits) SPRO, à corps creux et remplis de billes, qui sont de véritables petits bijoux pour ce genre de pêche. Le plus connu est le fameux Rattlin Rap de Rapala. Mais on trouve désormais des modèles équivalents dans toutes les marques.

Assez rares sont les pêcheurs qui les emploient régulièrement, car ce sont des leurres irréguliers qui demandent une certaine confiance de la part du sportif. Pourtant j'ai constaté que ces leurres arrivaient à faire mordre des carnassiers, achigans et brochets quand tout le reste utilisé échouait. Je pense que c'est justement parce qu'ils ne jouent pas sur le même registre que les autres leurres, et ne font pas appel aux mêmes mécanismes du cerveau des prédateurs. Donc chaque fois que vous êtes dans une situation d'échec, quand le poisson suit sans attaquer, qu'il semble gavé ou qu'il vous snobe, ayez le réflexe d'essayer un leurre à billes bien bruyant.

 

Par: Gaétan Desbois

 

À la belle saison n'hésitez pas à tenter des récupérations rapides, des tirées vives, des changements de trajectoires soudains, etc. Vous ne cherchez pas à imiter la réalité : le taureau qui fonce sur la muleta n'imagine pas une seconde que c'est un rival, une femelle ou une botte de foin. Il pourrait très bien l'ignorer, pourtant il charge parce que

ça le nargue et l'exaspère. C'est justement ce réflexe que vous cherchez à déclencher avec votre leurre. Il faut noter que ces fameuses attaques réflexes peuvent être obtenues sans système bruiteur, avec une simple récupération rapide ou une tirée brusque. Mais les leurres à billes sont à mon avis vraiment conçus dans ce but, et les résultats sont probants, alors pourquoi faire les choses à moitié ?



Un peu de finesse dans un monde de billes...

Vous êtes un inconditionnel des pêches subtiles, des animations pointilleuses, et toutes ces histoires de leurres bruyants et d'animations exubérantes vous font hausser les épaules ? Il y a tout de même une place pour les ¨rattlers¨ dans votre boîte à leurres. En effet pour des pêches de fond délicates comme le leurre souple, le ¨jig¨ où même le ¨mort manié¨, les systèmes bruiteurs peuvent également doubler vos résultats. Je fais allusion à ces petits tubes de verre contenant des billes d'acier, que l'on peut insérer dans son leurre. Quand on anime ce dernier, qu'il bascule, virevolte ou frémit, les billes s'entrechoquent et même si le bruit est faible, il semble que les poissons le perçoivent. Et je peux vous le dire, car j’ai eu le loisir d’étudier le comportement des écrevisses et suite à la fuite de ces dernières, j’ai pu constater que leurs pinces émettent des cliquetis...

C'est en pêchant le doré et l’Achigan avec des leurres souples Storm, qui contiennent d'origine un tube à billes, que nous avons constaté une différence de rendement positive, par comparaison avec des leurres ordinaires. Et comme par hasard cela se déroulait sous 15 m d'eau, sur un fond uniforme plutôt vaseux où les conditions de visibilité étaient très mauvaises à cause des particules en suspension. De là à conclure que le bruit discret (pour nous) émis par les billes avait mis les dorés sur la piste du leurre, ou encore les avait incités à attaquer, il n'y avait qu'un pas que nous avons franchi, car la différence de résultats en faveur des leurres bruiteurs était assez constante.

Bien entendu je n'affirme pas que le pêcheur qui ajoute des billes à son leurre va chaque fois prendre plus de poissons que s'il n'en avait pas mis. Mais il ne fait pas de doute que c'est un atout supplémentaire quand la visibilité est mauvaise : pénombre des profondeurs, eau teintée sableuse, couvert dense (herbiers ou autre), ou même nuage de boue. Pour ces occasions, mettez des billes dans vos leurres souples.



On trouve désormais assez facilement des tubes à billes en verre de différentes tailles, à insérer dans le corps d'un poisson mort ou d'un leurre souple. Il est donc tout à fait possible de doubler votre leurre préféré. Si vous employez un modèle à nage puissante, comme un beau ¨Flashmer (ratlle Excalibur), le meilleur emplacement pour l’installer semble être la racine de la queue, de sorte que les battements de celle-ci feront vibrer les billes à l'intérieur du tube, produisant un signal constant.

Et voici un parfait exemple de ces modèles de leurres suggérés. Je vous les recommande dans les situations les plus changeantes et négatives à la pêche, et cela même pour diverses espèces de poissons.

http://www.lurenet.com/catalog.aspx?catid=Rattle

 


 


 

La psychologie au service de la chasse

Pour une grande majorité de chasseurs, la chasse au chevreuil a pris un nouveau sens avec l’utilisation d’une technique relativement ordinaire qui, année après année, a fait ses preuves.  Ainsi cette technique très simpliste au fond, consiste à trouver un endroit en forêt ou aux abords d’un champ, de faire une saline au printemps et d’y positionner un mirador qui surplombe le tout.  Dès le début de septembre, il suffit d’appâter le chevreuil avec des pommes ou des carottes, de sorte qu’il mange à sa faim et ce jusqu’à l’ouverture de la chasse.  Il y a même des chasseurs qui vont jusqu’à avancer l’hypothèse que plus les bêtes auront de nourriture, plus les chances de succès du chasseur seront au rendez-vous.  Le nourrissage des chevreuils est une technique qui a fait ses preuves pour cette chasse, mais bien souvent cela comporte également son lot d’inconvénients; comme celui où les intéressés prennent l’habitude de venir se nourrir de nuit.  Pour palier à ce genre de problème et pour maximiser l’utilisation de la technique dont on parle, voici une approche qui puise sa philosophie dans les expérimentations d’un physiologiste Russe du nom d’Ivan Petrovitch Pavlov, réalisées au cours des années1890.  À l’aide de ces expériences nous verrons comment augmenter réellement nos chances de succès lorsqu’on appâte nos chevreuils. Mais d’abord, plongeons dans l’histoire et faisons un bref survol des recherches de Pavlov.

Au cours des années 1890, Ivan Pavlov réalisa plusieurs expériences sur la fonction gastrique des chiens en recueillant, grâce à une fistule, les sécrétions d’une glande salivaire, pour mesurer et analyser la salive produite par les chiens, dans différentes conditions en réponse aux aliments.  Ayant remarqué que les chiens avaient tendance à saliver avant d’entrer réellement en contact avec les aliments, il décida d’investiguer plus en détails cette situation.  Il s’aperçut que ce phénomène était présent lorsque ses chiens entendaient les pas des chercheurs qui venaient les nourrir. Il a donc orienté ses recherches en ce sens et se mit à recueillir leur salive à cet instant. Il s’avéra que ce phénomène était plus intéressant que la simple chimie de la salive, et ceci le conduisit à modifier ses objectifs de recherches : dans une longue série d’expériences, il variait les stimuli survenant avant la présentation des aliments.  C’est ainsi qu’il découvrit les lois fondamentales de l’acquisition et la perte des réflexes conditionnels, c’est-à-dire les réponses réflexes; comme la salivation, qui se produisait de façon conditionnelle dans des conditions expérimentales spécifiques chez l’animal.  Pavlov faisait entendre une sonnette avant d’aller nourrir ses chiens.  Il répétait l’expérience à tous les jours, à la même heure pendant un temps donné.  Graduellement il découvrit que les chiens se mettaient à saliver aussitôt qu’ils entendaient la sonnette et même sans la vue des aliments.  C’est ainsi que le conditionnement classique est né et grâce à cette découverte Pavlov fut reconnu comme étant l’un des fondateurs de la psychologie moderne.

Si l’on revient à nos chevreuils, la technique est simple, il s’agit de reproduire l’expérience de Pavlov lorsqu’on va nourrir ceux-ci.  Beaucoup d’entre vous le font peut-être déjà inconsciemment. Il suffit au fond de garder les mêmes habitudes.  On a qu’à prendre l’exemple d’un de mes amis qui va nourrir ses chevreuils en VTT.  Simplement il part de chez lui et va jusqu’à son secteur de chasse pour y déposer la nourriture et il revient de la même façon.  L’erreur à ne pas commettre est de changer ses habitudes une fois la période de chasse venue.  Il m’a confié que durant la chasse il n’allait plus jusqu’à son site d’appâtage en VTT pour ne pas déranger les chevreuils qui vont se nourrir.  Malheur à lui au fond.

Tout dépendant depuis combien du temps vous nourrissez vos bêtes, il est à noter que pour cette expérience, il importe de prendre en considération les habitudes développées au cours du nourrissage.  Ainsi plus ça fait longtemps que vous répétez le même rituel lorsque vous allez porter de la nourriture, plus vous avez habitué vos chevreuils à une certaine démarche particulière qui est associée à la longue à de la nourriture.  De cette manière, vouloir arrêter d’aller à son secteur de chasse en VTT sous prétexte de ne pas vouloir effrayer les chevreuils qui s’y trouvent, produira possiblement l’effet contraire, puisqu’ils auront été habitués à associer le bruit du VTT. à l’arrivée de la bouffe.  Donc ne modifiez pas vos habitudes, surtout si vous les répétez depuis longtemps. Comme mon ami, plutôt que d’arrêter d’aller à sa cache en VTT. pour y porter des pommes, au moment de l’ouverture, faites-vous plutôt reconduire, si c’est possible, par quelqu’un d’autre à votre mirador. 

Une fois les offrandes déposées, dites au conducteur de repartir d’où il vient.  Il faut garder à l’esprit que si le chevreuil vous a entendu arriver, il s’est habitué à vous entendre repartir avant d’aller manger, il est donc important de garder les mêmes habitudes pour que votre chevreuil garde les siennes.

Il peut être fascinant de tenter l’expérience du conditionnement classique de Pavlov. Pour ce faire, il n’est quand même pas nécessaire de posséder un VTT, et à vrai dire, n’importe quelle technique peut être utilisée pour renforcir un comportement.  Le but de nourrir les chevreuils est qu’ils développent l’habitude de venir dans notre secteur pour s’alimenter.  L’expérience de Pavlov est de conditionner les chevreuils à associer un stimulus, en l’occurrence un bruit, à de la bouffe.  Ainsi pour de meilleurs résultats, débutez  l’expérimentation le plus tôt possible, pour que les chevreuils prennent le temps de bien se conditionner à vos actes.  La marche à suivre est très simple, à chaque fois que vous irez porter de la nourriture, allez-y de la même façon et à la même heure.  Déposez vos offrandes toujours au même endroit en utilisant toujours la même sorte de nourriture, que ce soit des pommes, des carottes, de la moulée ou les trois en même temps.  Une fois les offrandes mises en place, faites un bruit représentatif d’une bonne résonance qui sort de l’ordinaire, par exemple le bruit d’une sonnette, d’une cloche ou d’un sifflet.  Il est important que le bruit soit fort et sorte de l’ordinaire pour que celui-ci pique la curiosité des chevreuils qui errent dans le secteur et que ceux-ci viennent voir ce qui se trame dans le coin.  Répétez toujours le même rituel à la même fréquence en prenant bien soin de prendre les mêmes habitudes.  Plus vous serez méthodique dans votre expérimentation, meilleur seront vos résultats de chasse.  Vous verrez à la longue, les chevreuils développeront le « réflexe conditionnel » et associeront le bruit que vous avez choisi avec l’arrivée de la nourriture, il ne vous restera simplement qu’à être aux aguets, en silence, prêt à faire feu.

En terminant, pour avoir le plus de résultats possible il faut bien faire l’expérimentation et être le plus méthodique possible.  Il faut quand même se rappeler qu’Yvan Pavlov effectuait ses expériences en laboratoire et les chiens qu’il nourrissait étaient en cage.  Il lui était donc plus facile de contrôler tous les éléments de l’expérimentation. 
Bien sûr vos chevreuils sont loin d’être en cage, mais il vous faut faire le même stimulus pour avoir le plus de succès possible. Et qui sait, vous allez peut-être voir les chevreuils saliver comme les chiens de Pavlov.
 
En terminant, rappelons que les travaux de Pavlov sur les réflexes conditionnels ont eu une grande influence non seulement sur la suite des expériences en science expérimentale dans l’étude des animaux, mais ses découvertes ont servi également dans le conditionnement des humains…  On utilise souvent l’expression  « chien de Pavlov » pour décrire quelqu’un qui réagit de façon instinctive, ou répétitive à une situation, plutôt que d’utiliser son esprit critique.  Pour ceux qui sont sceptiques en lien avec les résultats de cette expérimentation, vous n’avez qu’à réfléchir à vos agissements lorsque vous entendez la sirène de la cantine ou que sonne midi.  Sur ce, bonne expérimentation et surtout bonne chasse.

P.S. Pour ceux qui tenteront l’expérience, faites-nous savoir vos résultats, ainsi que votre méthodologie.
Merci !

 

 

Le rattling

À tous ceux qui considèrent que la chasse au chevreuil ne comporte plus aucun mystère, eh bien félicitation. En ce qui a trait aux autres, voici une technique de rattling plutôt réaliste.

La plupart des biologistes et des chasseurs s’entendent pour dire que le chevreuil est probablement le mammifère le plus combatif et le plus en compétition avec les membres de sa propre espèce. Cette rage est inévitablement causée par la polygamie et la constante défense du territoire du cerf de Virginie en période de rut. Vu que le chevreuil tente de s’accaparer le plus grand nombre de femelles possible pour assouvir son désir de perpétuer sa descendance, il doit indéniablement se former un très grand territoire. Pour délimiter son fameux territoire, il utilise la somme de toutes les odeurs que produisent ses différentes glandes. Que ce soit en frottant les arbres ou en grattant le sol, le chevreuil érige des frontières dans le but de s’approprier le plus grand nombre de femelles possible. Cela entraîne très souvent de furieux combats entre les mâles qui ne veulent aucunement céder une parcelle de terrain à un adversaire. C’est en exploitant une technique très réaliste de rattling pour susciter l’esprit guerrier qui anime le chevreuil, que nous pouvons améliorer nos chances de succès. Voici en quoi consiste cette technique. 

Premièrement, il faut prendre soin de choisir un territoire propice à la capture de mâles; dans ce cas-ci, j’opte habituellement pour les secteurs de forêt de bois francs où peut se trouver une bonne concentration d’arbres frottés et de grattage au sol. Comme vous le savez  probablement  déjà très bien, ces signes sont les meilleures indications de chevreuils en train de marquer leur territoire.
Dans un deuxième temps, il faut reproduire les indices que l’on trouve de manière à faire croire au chevreuil détenteur d’un quelconque territoire, qu’il n’est pas seul. C’est à ce moment présent que l’on donne le coup d’envoi de la rivalité tant attendue. Pour imiter les frottages, il suffit de prendre un couteau ou une hache et de frotter un arbre semblable à celui où l’on a découvert une telle marque. Pour les grattages, utiliser une branche afin de dégarnir le sol jusqu’à la terre. Il est à noter que pour courir la chance d’avoir de plus amples succès, le port de gants est très fortement recommandé pour diminuer la dispersion des odeurs humaines.

 


À la troisième étape apparaît le ¨rattling¨ proprement dit. Cette technique réaliste consiste non seulement en l’entrechoquement des cornes, mais en la reproduction la plus complexe de tous les sons présents durant un combat. D’abord il faut prendre les bois de l’animal en question, synthétique ou véritable, et les positionner tous deux du même côté pour éviter les blessures lors de l’entrechoquement. Ensuite, il faut les frapper ensemble de manière à reproduire le son de deux panaches qui se frappent et s’entremêlent. Un point fort quant au réalisme, est le fait de frapper très fréquemment nos bois contre le sol pour simuler les plus que présents coups de pattes lancés au sol par les mâles lors d’un combat. Des coups de cornes dans les feuilles mortes et sur les branches sèches au sol sont également un des moyens les plus efficaces et les plus représentatifs pour provoquer les mâles en rut. De plus, le ¨grunt¨ est aussi un élément à se servir lors de la simulation de combats afin de recréer les sons les plus vrais. Un autre point important qui est loin d’être à négliger est que l’on ne peut qualifier un affrontement de stationnaire. L’exemple la plus fidèle à cette démonstration est un combat entre deux êtres humains. Il va de soi que deux individus qui en viennent aux coups se déplacent sur une certaine surface de terrain. Eh bien, dites-vous qu’il en est de même pour votre gibier favori. Alors lorsque vous pratiquerez le rattling, assurez-vous  de vous déplacer dans un espace de 10 à 20 pieds de diamètre.

En terminant, si vous voulez vous infiltrer dans un secteur où les gros mâles prédominent, assurez-vous de faire preuve du plus grand réalisme possible et surtout méfiez-vous tout en étant aux aguets, parce qu’un chevreuil furieux se lance souvent à l’attaque sans crier gare!

 


 

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Fine pizza à la Perdrix

1 poitrine de perdrix émincée
1 croûte mince à pizza
½ tasse de julienne de carotte
¼ tasse de julienne de cœur de palmier
¼ tasse de feuille de basilic frais
1 tasse de cheddar doux râpé
¼ tasse de fromage St-Paulin
1 gousse d’ail émincée
Tomates séchées
Sauce tomate, sel et poivre
Huile d’olive

 

Faire dorer la perdrix émincée, les feuilles de basilic et l’ail dans l’huile d’olive à feu moyen et réserver.

Napper ensuite votre croûte mince avec la sauce tomate et couvrir du fromage cheddar râpé.

Ajouter les juliennes de carottes et de cœurs de palmier ainsi que le mélange de perdrix et de basilic.

Ajouter les tomates séchées.

Terminer la préparation de la pizza avec de fines tranches de St-Paulin.

Enfourner à 350o C. pour environ 10 minutes.

 

Voilà, le tour est joué, aussi simple qu’amusante, cette nouvelle recette vous permettra de réinventer à souhait le dénouement de vos histoires de p’tite chasse.

Bon appétit !


 

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